SANTÉ
Mieux vivre la ménopause
Quelque part aux alentours de la
cinquantaine, certaines femmes commencent à se sentir
différentes : sautes d’humeur, irritabilité, dépression,
insomnie. Un instant, c’est le bonheur et, pour parfois
rien, l’instant d’après, la tristesse les envahit.
Par Nicole Asselin
Ces symptômes font partie des
transformations qui s’opèrent dans l’organisme lorsque la
ménopause s’annonce.
Que se passe-t-il ?
On sait que les hormones ont une influence sur nos
humeurs, dans la mesure où elles sont indirectement liées à
notre système nerveux. Le cerveau, par exemple, comporte des
cellules réceptives aux oestrogènes. Comme l’œstrogène
diminue considérablement au moment de la ménopause, ça
explique ces symptômes qui sont parfois accompagnés de
bouffées de chaleur, de prise de poids et de pertes
d’énergie.
Le corps féminin est habitué depuis la
puberté à un cycle régulier comportant un niveau élevé
d’hormones. Tout comme à la puberté, c’est une période de
chambardement pour les hormones. Les femmes en ont vu
d’autres : rappelez-vous les périodes prémenstruelles où
certaines sont à prendre avec des pincettes; la période
post-partum où les femmes vivent là aussi de grands
bouleversements. À la ménopause, c’est pareil. Sauf que la
transformation s’opère graduellement au fil des années, à
partir de la trentaine. On a le temps de la voir venir …
Pour mieux comprendre
Imaginons le scénario de la puberté … à l’envers. Tout
comme les taux d’hormones augmentent progressivement vers la
fin de l’enfance pour laisser place à la jeune femme, ils
baissent graduellement 25 ans plus tard, à partir de la
trentaine. Vers la fin de la quarantaine, les hormones
s’épuisent et la préménopause s’installe. Les menstruations
deviennent moins régulières et la fertilité diminue.
Cette période de la vie est peut-être vécue
plus difficilement par les femmes parce qu’elle correspond
souvent à un moment particulièrement chargé au plan
émotionnel : l’âge de la retraite qui pointe à l’horizon, un
parent malade, les enfants qui quittent la maison. Mais ce
n’est plus la période du "retour d’âge" comme on disait
autrefois pour expliquer certains symptômes de la ménopause
qu’on associait à une maladie psychique. Ce n’est en aucun
cas une maladie, c’est une phase normale de la vie qui
évolue.
L'importance de s'informer
Il est important d’être bien informée sur la façon dont
notre condition physique affecte notre psychisme et de
comprendre comment notre état émotionnel influence notre
organisme. Nous ne pouvons pas contrôler tous les facteurs
qui bousculent notre vie à la ménopause, mais il y a des
moyens de réduire ces effets. De nouvelles habitudes de vie
pour rester en santé, pour prévenir l’ostéoporose et la
prise de poids, notamment.